Civilisation - Cours Conférence
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L’art de vivre dans l’Egypte ancienne
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Festoyer en Egypte : les banquets à l'époque pharaonique
Nous imaginons les Anciens Egyptiens plutôt sérieux et travailleurs – ouvriers et scribes zélés, dévoués à leur tâche et à leur Pharaon. Mais savons-nous comment ils se divertissaient, comment ils faisaient la fête ? Nous ne parlons pas ici des fêtes religieuses, mais bien des réjouissances organisées chez les particuliers, telles que les festins et les banquets. Comment la société égyptienne percevait-elle les excès et leurs conséquences ? Cette conférence est l'occasion de pénétrer les mentalités de l'époque et d'apprendre en quoi consiste le « carpe diem » pharaonique
Beautés antiques : mode et cosmétiques au temps des pharaons
Cléopâtre, Néfertiti, Hatchepsout… leur nom seul suffit à évoquer la beauté mystérieuse des femmes qui vivaient autrefois sur les bords du Nil. Mais au pays des pharaons, maquillage, huiles parfumées, bijoux et perruques étaient également utilisés par les hommes ! Certes, ces éléments jouaient un important rôle esthétique, mais également thérapeutique, préventif et symbolique. Les objets retrouvés dans les tombes, les textes et les représentations laissés par les Anciens Egyptiens nous dévoilent cet aspect fascinant et méconnu de leur vie quotidienne
Par Maryline SELLIER
Egyptologue diplômée de la Sorbonne et guide-conférencière au Louvre
2 séances, de 10 h 30 à 12 h 30
Les 15 octobre 2026, 7 janvier 2027.
Espace Désiré Colombe,
8 rue Arsène Leloup,
Nantes.
Nous et les autres : L’étranger en Mésopotamie
1. Culture tribale et alliance de sang : l'autre dans la société amorrite
Dans le monde mésopotamien, l'autre, comme dans de nombreuses civilisations, est souvent vu comme « étrange », « étranger », « ennemi ». Cela nous fait oublier les nombreuses possibilités pour l'autre de devenir un semblable. La riche documentation découverte dans le palais de Mari nous livre à la fois une correspondance « internationale » mais aussi plus locale. Elle illustre la complexité des appartenances, au-delà de la vie palatiale elle montre comment se comportaient les liens entre personnes dans un monde « bédouin ». Elle illustre à la fois les appartenances à des groupes familiaux, politiques mais aussi tribaux.
2. L'aire des grandes puissances : l'autre à l'époque d'Amarna
Sur le site d’Amarna, on a découvert des tablettes documentant la correspondance qu'entretenait le pharaon avec les royaumes proche-orientaux. On y découvre notamment un groupe de « grandes puissances », Hittite, Mittani, Babylonie et les préoccupations de petits royaumes levantins tentant de survivre au milieu de ces puissants. Le système que cette correspondance illustre une internationalisation culturelle entrainée par la richesse des échanges. Pourtant, la plupart de ces royaumes avait une culture différente et surtout parlait des langues distinctes. C'est d'ailleurs pour cela que cette correspondance était rédigée dans la langue internationale de l'époque, l'akkadien, pour que tous puissent se com-prendre.
3. Empire et culture savante : l'horizon de l'autre dans le monde assyrien
Les premiers siècles du premier millénaire voient le Proche-Orient dominé par l'empire assyrien. Cela nous permettra d'aborder la question du nous et des autres dans un empire multiculturel. Il s'agira bien entendu de savoir ce que cela signifiait d'être assyrien, pour s'interroger sur l'existence d'une politique d'intégration des populations anciennement étrangères dans l'empire, et donc dans la société assyrienne. Enfin, nous verrons qu'il existait peut-être plusieurs degrés dans la notion d'étranger, à partir notamment de l'analyse des inscriptions royales mais aussi des textes littéraires. De même, nous profiterons de la documentation savante assyrienne pour nous interroger sur la notion d’autre dans le monde divin et de ses conséquences sur le monde des hommes.
Par Lionel MARTI
Assyriologue, chargé de recherches au CNRS,
Directeur de mission archéologique de Bash Tapa (Irak).
3 séances, de 10 h 30 à 12 h 30
Les 10 décembre 2026, 14 janvier et 18 mars 2027.
Espace Désiré Colombe,
8 rue Arsène Leloup,
Nantes.
Le village de Deir el-Medineh et La Vallée des Rois
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Présentation du village de Deir el-Medineh et de ses alentours
Le village de Deir el-Medineh, aussi appelé Village des artisans, est unique en son genre. Fondé au début du Nouvel Empire, ses habitants étaient en charge des tombes de la Vallée des Rois. Du creusement au mobilier funéraire, en passant par la décoration, c'est grâce à eux que les pharaons pouvaient reposer en paix dans la vallée des Rois. Nous allons faire le tour du village et connaître les fouilleurs qui s’y sont succédés. C’est en nous appuyant sur les sources elles-mêmes que nous découvrirons ce village exceptionnel.
Deir el-Medineh : Des artisans pas comme les autres.
Ouvriers qualifiés, les artisans du village de Deir el-Médineh vivaient au rythme de leur travail dans la Vallée des Rois. Nous aborderons l'organisation générale du village et la vie quotidienne des artisans. Nous ferons la connaissance de certains personnages emblématiques du village tels que Paneb et Qenherkhépéshef, ainsi que la femme sage, figure énigmatique du village. Nous découvrirons enfin certains des épisodes de la vie du village tels que les absences de travail ou encore la première grève documentée de l'histoire.
Balade dans la Vallée des Rois :
Les tombes réalisées par les artisans de Deir el-Médineh C'est dans la Vallée des Rois que nous nous poserons afin de découvrir ce lieu emblématique et incontournable de la rive Ouest de l'actuelle Louxor. La balade se fera de manière chronologique. Cela nous permettra de découvrir ou redécouvrir ces fouilleurs qui ont foulé le sable et les pierres de ce lieu, dont le nom est encore présent à l'heure actuelle.
par Frédéric ROUFFET
Docteur en égyptologie,
Université Paul Valery, Montpellier,
membre de l’ENIM et du CENIM
3 séances en visio-conférence, de 10 h 30 à 12 h 30
Les 17 décembre 2026 et 11 février et 8 avril 2027.
Espace Désiré Colombe,
8 rue Arsène Leloup,
Nantes.
La littérature égyptienne
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1) La poésie amoureuse dans l’Egypte ancienne :
Les « chants d’amour » égyptiens connurent une durée d’existence relativement brève dans l’histoire pharaonique. Nos sources se concentrent en effet à l’époque ramesside, à savoir les XIXème et XXème dynasties (1292-1070 av. n. é.), et elles proviennent quasiment toutes d’un site unique, le célèbre village des artisans de Deir al-Medîneh. Pourtant, ces fleurons de la littérature égyptienne antique entrent étrangement en résonance avec des productions issues d’autres cultures, comme le Cantique des Cantiques, la poésie dite « élégiaque » grecque ou romaine. Ces convergences, parfois troublantes, produisent un effet de familiarité qui rend les chants d’amour égyptiens singulièrement proches de nous.
2) L’enseignement d'Any et l’enseignement d’Amenemope :
Dans l’abondante littérature que nous a léguée l’Égypte ancienne, les « sagesses » ou « enseignements » occupent une place privilégiée. Par leur nombre, d’abord, car il s’agit d’un genre littéraire particulièrement bien représenté ; on dénombre ainsi plus d’une vingtaine d’oeuvres sapientiales pour la seule époque ramesside (XIXème-XXème dynasties, 1292-1070 av. n. é.), dont l’Enseignement d’Any et l’Enseignement d’Aménémopé. Par leur contenu, surtout, car ces textes constituent une voie royale pour pénétrer au coeur des structures de la société égyptienne et de ses problématiques culturelles.
Bernard MATHIEU
Docteur en égyptologie, Maître de conférences à l’Université Paul Valéry de
Montpellier, ancien Directeur de l’IFAO, Chargé de missions archéologiques
Karnak, Saqqarah.
2 séances en visio conférence , de 14 h 30 à 16 h 30
Les 11 mars et 15 avril 2027.
Espace Désiré Colombe,
8 rue Arsène Leloup,
Nantes.



